Début 2009…
J’avais donc repris l’ancien appart de ma soeur, gloque le plan. Mon premier appart pour le coup.
Les premiers mois tout allait bien.
Je sortais beaucoup dans les pubs, je me bourrais bien la gueule en bon et due forme. J’étais devenu un petit salaud d’étudiant qui fume, boit, se couche tard et mange mal.
Mais très vite je me suis lassé de cette vie comme je me lasse de tout.
J’en pouvais plus de prendre cette putain de même pinte dans ce putain de même bar avec les putains de même nazes. Je supportais plus d’être crevé tout le temps d’être bourré trop souvent. Gueule de bois.
Puis un jour, je me suis réveillé, et j’ai coupé contact avec le monde extérieur.
Simple comme dire bonjour.
Mais tout est devenu vide, creux, le néant. Des journées sans but précis. Des journées d’hiver enfermé faute de choix. Des journées hideuses, seul, à glander, à tuer le temps. Attendre la fin de la journée presque.
Emprunt de gros moments pathétique. De rappelages téléphoniques de la seule petite copine que j’ai jamais eu.
Un hiver au plus bas, au fond du seau, que je n’arrive toujours pas à bien décrire et cerner dans ses recoins.
…Dans le noir, je ne distinguais plus rien. Dans le noir aucune solution n’existait.
Le noir, le vide. J’ai relevé la tête et retrouvé la lumière, quelque chose que je pensais disparu à jamais.
L’hiver était parti et les choses avaient changé. J’ai compris que je pouvais vivre avec Solitude, trouver mes envies. Remplir mon emploi du temps avec des activités. Me dépasser même.
Tout ça m’a rendu plus fort j’imagine.
Aujourd’hui je termine mon année d’étude, et dans quelques moi tout ça sera un mauvais souvenir auquel je n’attacherais sans doute plus beaucoup d’importance.
Je souhaite laisser ici la trace de cet article et le relire dans les mauvais moments, inévitables dans ma construction.
Ces moments où il faut que je puise au fond de mes ressources pour avancer.
Rien n’est évident. Rien n’est donné. Tout est à construire. Les relations, le travail, la vie. Les raccourcis n’existent pas.
Croire en une cause c’est déjà un grand pas. Je ne lacherais pas mes passions et m’ouvrirait aux autres, ainsi mon esprit s’élevera.

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